notL’information circule dans notre corps, en permanence, à différents rythmes, grâce au réseau neuronal, constitué de cellules spécifiques et dédiées. Le SNC (système nerveux central) se constitue d’une multitude de NEURONES ET CELLULES GLIALES. Quelques données chiffrées… dans notre corps, sont à l’œuvre :

86 millions de neurones environ dans notre cerveau, 40 mille dans notre cœur, 200 millions dans nos intestins.

Les cellules gliales, matière blanche, sont d’une grande importance. On les dénombre 100 fois plus nombreuses que les neurones !

Neurones

Le neurone se compose d’un corps cellulaire central appelé « axone » et de dendrites, sortes de petites tentacules souples, se prolongeant jusqu’aux extrémités du neurone.

La myéline est une gaine gluante, isolante, protégeant le corps cellulaire. Elle a également le rôle d’évacuer les déchets neuronaux, comme le fait notre peau. Sa fonction a été mise en exergue lors de la découverte du processus de démyélinisation observable dans certaines pathologies tels que la maladie d’ALZEIHMER.

Cellules Gliales

Les cellules gliales, appelées également gliocytes (de l’éthimologie anglaise GLUE=COLLE) sont les cellules nourricières et protectrices du réseau neuronal. Elles peuvent se reproduire. Un certain type de gliocytes (astrocytes) entourent les neurones et jouent un rôle incontournable dans la barrière hémato-encéphalique.

Ces cellules gliales apportent l’oxygène et les nutriments nécessaires au bon fonctionnement des neurones.

Elles évitent la dispersion des neurotransmetteurs et améliorent la conduction nerveuse.
Les gliocytes réalisent les cicatrices lors de l’altération ou destruction de neurones. Elles participent à la migration des neurones lors du développement ou joue un rôle fondamental dans le cadre de la neuroplasticité du cerveau. Plasticité utilisée comme levier de ressource en hypnothérapie

Connectivité des neurones

Les neurotransmetteurs baignent dans solution électrolyte et viennent modifier la polarisation de base ou de repos des axones. Grâce à cette dépolarisation et au courant électrique engendré, le flux électrochimique voyagera successivement d’un neurone à l’autre. Ainsi le message circule de proche en proche en mettant en jeu un couplage perfectionné entre émetteur et récepteur.

Couplage neurotransmetteurs et récepteurs

Les neurones tissent entre eux un réseau multiple s’apparentant à une toile d’araignée. Les neurones échangent entre eux dans une zone minuscule mais performante, appelée synapse !
La transmission des informations est donc effectuée par un courant électrique de très faible intensité notamment dans le cerveau, traversant déjà l’axone, puis les dendrites pour venir plonger dans la petite « mer » synaptique entre deux neurones.


Vous allez pâlir : Comptez 10 000 synapses au travers de 7000 dendrites PAR Neurone !

Zoom sur les neurotransmetteurs

Via des micro-canaux, ces neuro-messagers sont dirigés vers la partie pré-synaptique d’un neurone (gare de départ), localisé dans les dendrites. L’espace synaptique à traverser est de l’ordre de 0.02 microns ! Du côté post-synaptique du neurone suivant, les récepteurs sont membranaires, protéinés et surtout multiples. Cependant elles sont réservées à certains neuromédiateurs. Le transfert d’information ne peut avoir lieu que lors d’un bon couplage.

 

Les neuromédiateurs doivent être produit en quantité suffisante pour déclencher une dépolarisation et véhiculer le potentiel électrique jusqu’au premier nœud de Ranvier.
On compte jusqu’à 50 neuromédiateurs dont 6 sont fort bien identifiés, et sont d’une grande importance, à ce jour !