Pas moins de 86 millions de neurones travaillent pour notre cerveau et sont vecteurs d’une multitude d’interactions chimiques et électriques.ondes cérébrales

Le premier à avoir mis en évidence la dimension électrique du cerveau et corps humain est Luigi GALVANI. Grâce au test de la grenouille, ce scientifique du 18ème siècle, découvre ce qu’il nommera, par la suite, « électricité animale » dans l’organe cérébral missionnant nos muscles.

Etudes des ondes cérébrales : les méthodes

Depuis nous pouvons nous livrer à des expériences plus fines et plus révélatrices. L’EEG (électro-encéphalogramme), EMG (électromyogramme) sont des méthodes captant les ondes électriques émises depuis le cerveau.

L’EEG mesure l’intensité (microvolts), l’amplitude (écart du signal) et la fréquence de l’impulsion électrique (nombre de crêtes par ondulation / seconde). Les ondes cérébrales étudiées et classées en bandes (ex : ondes ALPHA comprise de 4hz à 7hz) sont des fluctuations du signal électrique. L’activité cérébrale est décelée par la pose d’électrodes placées sur le cuir chevelu et réparties sur entre les zones occipitales, frontales, temporales et centrales du crâne.

Zoom sur la conduction nerveuse

L’influx nerveux se propage des dendrites jusqu’au corps du neurone, appelé axone. La conduction nerveuse fluide dans un réseau complet est rendu possible grâce à l’action dépolarisante des neuromédiateurs.

En effet, au repos, l’axone du neurone est chargé bien plus négativement que son environnement extérieur. Les neuromédiateurs chargés positivement permettront, en quantité suffisante, un inversement de polarité amenant à l’excitation des neurones suivants.

Ce potentiel électrique déclenché par la dépolarisation du corps cellulaire doit atteindre un seuil suffisant pour engager une transmission prolongée du signal électrique. Des chemins neuronaux sont alors utilisés à des fins cognitives diverses. Ces itinéraires régulièrement réempruntés se fortifieront et créeront une préférence dans le parcours à suivre.

Les ondes et états de conscience

Les circuits ou réseaux électriques produits par l’activité cérébrale sont en corrélation étroite avec des état de conscience typiques et bien décelables. Les scientifiques les classent en bandes distinctes car leurs intensités admettent des conséquences sur le comportement externe de l’individu et de ses ressentis internes concordants :états de consciences et fréquences ondes cerveau

Différentes types d’ondes (définies selon leur rythme) nous parcourent en fonction de notre activité : apprentissage, mémorisation, concentration, détente, anxiété, repos, réflexion, action…

Les rythmes se définissent en fréquence Hz ou cycle / seconde

  • Ondes Bêta (12 à 45 HZ)

Les ondes Bêta sont produites lorsque notre cerveau est en pleine activité. Nous sommes concentrés, attentionnés, nous pouvons apprendre, mémoriser, réfléchir et nous activer. Nous sommes dans le cœur des activités courantes d’éveil. L’electro-encéphalogramme enregistre des ondes BETA également lors d’état d’anxiété.

Aussi les trains d’ondes BETA sont stimulés pour remplir nos fonctions de nutrition, défense, reproduction, nos besoins sociaux au travers de l’adaptation au groupe, lors d’associations d’idées, pour protéger ou développer notre égo, mental et libre arbitre.

Elles sont également décelables lors des phases de sommeil paradoxal. Comme si l’activité onirique –ou  rêve – était assimilé à une activité courante de mémorisation, de concentration, d’action, de réflexion pour un adulte.

Les ondes Bêta sont concordantes avec le travail d’un hémisphère privilégié, souvent le gauche. Le EEG établi clairement un lien étroit entre travail analytique (cerveau gauche) et la propagation cérébrales d’ondes allant de 12 à 45 cycles / seconde.

  • Ondes Alpha (7 et 14 Hz)

L’encéphalogramme montre une fréquence relativement basse de l’ordre de 7 à 14 cycles / seconde lors d’état d’hypnose, de méditation, de somnolence.

Les trains d’ondes ALPHA sont présents lorsque nous sommes en position assise, calme, apaisé, les yeux fermés. Cette fréquence ralentie est propice à une meilleure synchronisation des 2 hémisphères, droit et gauche, de notre cerveau. Passer en ondes ALPHA favorise la créativité, la rêverie et l’intuition.

Lors d’activité de mémorisation chez les enfants, adolescents ou jeunes adultes, les ondes ALPHA sont prédominantes.

  • Ondes Thêta (4 et 7 Hz)

Le rythme THETA s’exprime sur une fréquence basse. Ce type d’ondes, comprises entre 4 et 7 Hz, permettent le stockage des éléments à mémoriser, des émotions et sensations vécues.

Les ondes thêta se manifestent dans le système limbique et dans la zone de l’hippocampe. L’inquiétude, l’activation et l’inhibition comportementale en sont issus. Les personnes entraînées à la méditation ou la prière surfent véritablement sur cette fréquence.

La fréquence Thêta donne accès à l’inconscient. Les trains d’ondes THETA sont utilisés pour travailler en hypnose. Nous usons de cette fréquence pour ancrer nos promesses à nous-même ou serments. C’est à ce niveau d’ondes, que le changement de schémas et croyances limitantes est rendu possible.

electricite cerebraleEn accédant au rythme Thêta, nous perdons la notion de temps. Il n’y pas de séparation, de limite temporelle.

  • Ondes Delta (inférieur ou égal à 4 HZ)

Cette bande d’ondes DELTA est extrêmement basse. Elle se manifeste dans les phases de sommeil profond.

Les fréquences DELTA  les plus basses se rapprochent de la mort cérébrale. Aussi n’est-il pas rare d’observer ces trains d’ondes, au moins localement, chez les personnes ayant une lésion cérébrale.

 

  • Ondes Gamma – de 35 hz à 80hz – Liage perceptif

Les ondes Gamma sont les plus rapides. Bien moins courantes que les ondes Bêta, elles sont mises en jeu lors d’activités d’hyper-concentration, de créativité, résolution de problèmes, d’apprentissage intense. Elles sont également remarquables lors d’état de sérénité et d’hyper-conscience.

  • Fuseaux ou SMR (sensorimotor rythm)– 12H à 15Hz

Ces ondes du cortex sensorimoteur sont observables, via L’EEG, lors des phases de sommeil léger – Spécifique, le SMR se manifeste lorsqu’une zone sensorielle est inactive.