«  »a cartographie cérébrale établie des aires ou localisations mises en concordance avec plusieurs fonctionnalités et propriétés du cerveau.

Localisation des fonctions cérébrales : Tout un contexte !

Ces représentations spatiales ont été identifiées selon les croyances, les moyens et le niveau de connaissance d’une époque. Trépanations, dissections, théorie des humeurs, phrénologie ont précédé l’imagerie médicale et les explorations fonctionnelles. Ainsi l’identification de zones cérébrales dépend de nos méthodes et matériels contextuels. Entre l’apport de données empiriques neuroscientifiques et les dernières avancées technologiques telles que EEG, MEG, IRMf, IRMd … nous disposons maintenant d’une connaissance affinée de nos propriétés cognitives et de la multitude de leurs expressions.

Méthodes pour identifier les zones cérébrales dédiées

La neuroscience actuelle se base plus sur des méthodes médico-scientifiques rigoureuses effectuées à partir de l’étude de :

  • Tissus cérébraux morts autopsiés, sains et pathologiques pour comparatif
  • Cerveaux « in vivo » présentant des dysfonctionnements structurels ou induits par des pathologies cognitives durables telles que maladie d’Alois Alzheimer, de Parkinson, Sclérose en Plaque (SEP), schizophrénie, bipolarité, syndrome cérébelleux …
  • cerveaux accidentés et survivants révélant des modifications comportementales comme une désinhibition, une aphasie et toute autre altération de capacités engageant les réseaux neuronaux.
  • une expérimentation test et un comparatif humain/animal reste une méthode usitée.Zonage de Brodmann

Aires cérébrales : cartographie en cours d’évolution

Les découvertes récentes sur le cerveau améliorent notre compréhension de la distribution des spécificités cognitives extrapolables à une grande majorité d’individus. Il s’agit de constats permettant une modélisation des concepts bien que la réalité soit autrement complexe.

En effet, lors de changements profonds (accident, amour, deuil…) de l’activité cérébrale ou de sa géographie, le cerveau s’adapte en prouvant une grande plasticité. La neuroplasticité n’est plus un mythe, elle se prouve scientifiquement. Des personnes, ayant subis des ablations d’une grande partie d’un de leurs hémisphères, ont délocalisé leur facultés cognitives ailleurs que dans les compartiments identifiés chez le commun des mortels.

La neuroscience en est à ses balbutiements et se trouve vouée à évoluer. Cependant la communauté scientifique s’entend, à ce jour et depuis 1909, sur l’utilisation consensuelle de la cartographie de BRODMANN identifiant 52 zones.

 

  • Aires 1- 2 et 3 : Cortex somatosensoriel primaire
  • Zone 4 : Cortex moteur primaire
  • Zone 5 et 7- Cortex somatosensoriel d’association
  • Zone 6 – Cortex prémoteur
  • Aire 8 – Zones visuelles frontales (aire de coordination musculaire et oculaire)
  • Zone 9 et 10 – Cortex préfrontal dorsolatéral et antérieur
  • Zone 11 et 12- Zone frontale oculaire
  • Zones 13 et 14 : Cortex insulaire
  • Zone 15 – Lobe temporal antérieur
  • Zone 17, 18 et 19 : Cortex visuel primaire, secondaire, tertiaire (ou associatif)
  • Zone 20 et 21- Gyrus temporal inférieur (Impliquée dans la mémoire) et médian (coordination cortico-cervelet)
  • Zone 22 – Gyrus temporal supérieur, comprenant l’aire de Wernicke (zone mémoire)
  • Zone 23 et 24 – Cortex cingulaire ventral postérieur et antérieur (zone émotions)
  • Zone 25 – Cortex « subgenual »
  • Zone 26 – Cortex « ectosplenial » (engagé dans émotions)
  • Zone 27 – Cortex piriforme
  • Zone 28 – Cortex endonasal postérieur (engagé dans émotions)
  • Zone 29 – Cortex « retrosplenial » cingulaire
  • Zone 30- 31-32 et 33 : Cortex cingulaire + dorsal postérieur et antérieur
  • Zone 34 – Cortex endo-nasal antérieur
  • Zone 35 – Cortex perirhinal (5éme circonvolution temporale)
  • Zone 36 – Cinquième circonvolution temporale (Engagé dans la mémoire)
  • Zone 37 – Gyrus fusiforme (mémoire)
  • Zone 38 – Zone engagée dans le processus mnésique
  • Zone 39 – Gyrus angulaire, partie de l’aire de Wernicke
  • Zone 40 – Gyrus supramarginal
  • Zones 41 et 42 – Cortex auditif primaire (Cortex associatif)
  • Zone 43 – Cortex gustatif
  • Zone 44 et 45 – Pars operculaire et triangulaire, parties de l’aire de Broca
  • Zone 46 – Cortex préfrontal dorsal
  • Zone 47 – Gyrus préfrontal inférieur
  • Zone 48 – Aire rétrosubiculaire et parasubiculaire
  • Zone 52 – Zone para-insulaire (jonction lobe temporal et cortex insulaire)

Des études scientifiques démontrent, que les personnes plongées en état d’hypnose, activent leur région dorsale cingulaire antérieur et intensifie les échanges neuronaux entre le cortex préfrontal dorso-latéral et l’insula. Ce qui traduit un investissement énergétique au niveau des régions gérant la flexibilité mentale et la conscience de soi. En revanche, est amoindrie la connectivité entre le « réseau par défaut » (réseau toujours en activité même dans le sommeil) et le cortex préfrontal dorso-latéral. Ceci explique la dissociation entre l’action et conscience de l’action, observable par le sujet, en état hypnotique.